l\'indigné

Sauve qui peut !

Cher lecteur,

 

 

Alerte, surchauffe ! « Si vous placez une grenouille dans l'eau bouillante (s'il-vous-plaît, ne le faites pas…), elle cherchera immédiatement à s'en échapper ; mais si vous la mettez dans une eau froide que vous chauffez progressivement, le batracien ne bougera pas jusqu’ à finir ébouillanté

 

 

vidéo explicative (citation adaptables a toute les problématiques de notre temps Pas besoin de longues explications pour comprendre que cette comparaison s'applique à la zone euro

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des hedge funds –, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à

éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire. Chaque jour ou presque voit l'eau monter d'un ou deux centimètres supplémentaires... sans que l'ordre d'évacuation soit donné. La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique..

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à2°Cau maximum. Au-delà de2°C,

 

 

Les capitaux quittent le navire européen...
Les investisseurs fuient les pays périphériques de la zone euro (Grèce, Portugal, Italie, Irlande, Espagne...) pour se réfugier dans les bras de l'Allemagne... et même de la France. « La semaine dernière, l'Allemagne a placé des obligations à 3 ans à rendement zéro. Signe que les investisseurs préfèrent encore une fois la sécurité (illusoire) des Bunds allemands à la rentabilité ».

 

Conséquence de cette émission obligataire à rendement nul, les obligations françaises et leur rendement à 2,41% sur 10 ans (un plus-bas historique) ont suscité l'intérêt des marchés. Les rendements de la dette française sont donc en baisse – puisque la demande est plus élevée

 

« L'Europe, coincée entre ceux qui "inventent" la croissance à partir de dette, et ceux qui la condamnent par la rigueur, se retrouve complètement paralysée, incapable de prendre en main son destin Pendant ce temps : l'eurodollar poursuit sa chute vertigineuse en quasi-ligne droite depuis fin avril.».


Euro-obligations, couple franco-allemand à la dérive... petit tour des enjeux.

 

Les euro-obligations, la fausse bonne idée

François Hollande n'a de cesse de défendre les obligations européennes. Le principe est simple : en émettant des bonds communs à tous les pays de la zone, les taux d'intérêt deviennent les mêmes pourla Grècecomme pour l'Allemagne, facilitant ainsi le refinancement des pays en difficulté.

 

Ce serait oublier que c'est exactement ce mécanisme qui a amené la Grècedans la situation où elle se trouve aujourd'hui. A défaut d'euro-bonds ou autres gadgets, l'entrée d'un pays dans la zone euro lui permettait encore, il y a quelques années, de voir ses coûts d'emprunts baisser instantanément sur les marchés, profitant de la bonne santé "théorique" de ses partenaires. « Mais, en 2009, les choses se sont gâtées avec l'arrivée de la crise des subprime mais surtout de liquidités. Ces dernières semaines, et malgré le répit apporté par les LTRO et autres subventions, le problème reste entier. La Grèce ne pourra pas faire face à ses échéances. Faire croire que les euro-bonds peuvent être une solution est une imposture. C'est ce même phénomène qui a poussé la Grèce à se ruiner 

 

France-Italie, un couple adultère !

Il semblerait bien que le couple franco-allemand rencontre une passe difficile. Et notre président "normal" est très attiré par Mario Monti qui s'est publiquement félicité de la position du président français.

  • Les deux hommes se comprennent.
    L'un est à la tête d'un pays qui ne l'a pas choisi, et le second est devenu président sans un élan populaire derrière lui.
  • Les deux hommes ont le même problème.
    Comment éviter à deux grands pays fondateurs de l'Europe de tomber de leur piédestal sans perdre la face ?
  • Mais les marges de manoeuvre sont différentes !

Si Monti a pu imposer ses réformes l , entrainant  la population italienne au bord du gouffre, il n'en est pas de même pour François Hollande.

 

La France entre dans l'Europe du Sud : Ce dernier a justement été élu en donnant l'illusion que tout pouvait continuer comme avant ou presque... et là, son habileté politique va être mise à rude épreuve car les marchés financiers ne vont pas faire dans la dentelle....

 


Le rapprochement des deux dirigeants signale un changement de positionnement "net" par rapport aux promesses de la France : elle est officiellement du côté des pays en difficulté !

 

L'Allemagne, en difficulté politique... En Allemagne, si le torchon brûle avec le nouveau président français, c'est également le cas avec l'Italie et même avec le président de la BCE qui est en guerre ouverte avec Jens Weidmann, de la Bundesbank.. Entre la nomination contestée de Wolfgang Schäuble à la tête de l'Eurogroupe, les tensions entre le président de la Bundesbank et Mario Draghi au comité de la BCE et la grogne au sein de son propre pays, Angela Merkel doit donc plus que jamais être sur tous les fronts pour conserver son autorité, jusqu'ici incontestée en zone euro

 

Et inquiète sur le plan économique ! « Sur le plan économique les dernières statistiques outre-Rhin ne sont pas reluisantes, apportant de l'eau au moulin de ceux qui défendent la croissance »

 

Résumons !

 

D'un côté, le clan de la Croissance
France, Italie et consorts prononcent si souvent le mot, que l'on pourrait imaginer que personne n'y avait pensé avant eux. Leur problème ?
« La croissance ne se décrète pas, elle se construit Elle se construit par l'attrait des investisseurs, des réformes sur la compétitivité ou encore la réduction des déficits. Eux préfèrent parler investissement publics, euro-bonds. Bref, endettement ». Elle est tout simplement plus possible dans un monde fini alors que la doctrine néolibérale a besoin d’une croissance infinie.

 L’accélération de l’obsolescence, qui va de pair avec la diminution de la durabilité des produits et de la possibilité de les réparer, devient le moyen décisif d’augmenter le volume des ventes. Elle oblige les

firmes à inventer continuellement des besoins et des désirs nouveaux, à conférer aux marchandises une valeur symbolique, sociale, érotique, à diffuser une « culture de la consommation » qui mise sur l’individualisation, la singularisation, la rivalité, la jalousie, bref sur ce que j’ai appelé ailleurs la « socialisation antisociale ».



En face, le clan de l'Austérité

Si l'orthodoxie budgétaire demeure  un danger pour "ladite croissance" si elle reviens un jour 

timidement. Le Royaume-Uni, chantre de la rigueur, voit sa croissance menacée. En clair, l'Europe, coincée entre ceux qui "inventent" la croissance à partir de dette, et ceux qui la condamne par la rigueur, se retrouve complètement paralysée, incapable de prendre en main son destin.

 

L'Europe tourne en rond... l'horloge aussi... A défaut de solution, le principal talent de la zone euro aidée parla BCE depuis ce début de crise est d'avoir gagné du temps.. Et après l'épisode électoral français, nous voilà reparti dans le défilé des sommets européens et mondiaux. Voilà donc les marchés qui se prennent au jeu amusant du sommet de la énième dernière chance. Voici en exclusivité, pour vous cher lecteur, ce qui va se passer après ce sommet...

 

 La guerre des monnaies

La BCEva de nouveau organiser une opération LTRO afin de réinjecter des liquidités dans un marché toujours grippé. Le bank run menace la Grèce et l'Espagne chaque jour un peu plus et des dizaines d'établissements financiers sont aux abois.

Dans le même temps, on peut s'attendre à une action coordonnée des plus grandes banques centrales. La banque du Japon, de Suisse, d'Angleterre et même la Fed ont un intérêt commun : garder un euro assez fort pour conserver l'avantage dans la course aux exportations.

Il y a donc fort à parier que, chaque jour, nous approche d'une action massive visant à faire baisser le yen, le franc suisse et par effet d'aubaine le dollar et la livre face à l'euro. Jusqu'à quand ? Nul ne le sait. Sans doute quandla Grèce fera défaut pour de bon. A moins qu'une dégradation surprise ne vienne prendre tout le monde de court...la France par exemple ? En attendant les spéculateurs se tiennent prêts.

 

L'euro attaqué

La devise européenne est passée en moins d'un mois de 1,3250 à 1,2440 hier matin, soit une baisse de 6,10%. Elle est désormais sous les niveaux de l'été 2010, alors que les places financières voyaient rouges.

Une autre information intéressante est celle donnée par le commitments of traders, publié par la CFTC qui régule le marché des futures et qui révèle le positionnement des plus gros investisseurs.

Les spéculateurs sont agressivement positionnés à la baisse sur l'euro. Ces niveaux vont sans doute encore progresser.

Est-ce la crise de la finance, de la dette ou du capitalisme ? La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination

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31/05/2012
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